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Résultats :

2009

Il Popolo della Libertà (Berlusconi) : 35,3%, 29 députés

Partito Democratico : 26,1%, 22 députés

Lega Nord : 10,2%, 9 députés

Italia dei Valori : 8%, 7 députés

Unione di Centro : 6,5%, 5 députés

Partito dei Comunisti Italiani : 3,4%, aucun député

Sinistra e Libertà : 3,1%, aucun député

2004

L’Ulivo (gauche) : 31,1%, 29 députés

Forza Italia : 20,93%, 16 députés

Alleanza nazionale: 11,49%, 9 députés

Partito della Rifondazione Comunista: 6,1%, 5 députés

UCD : 5,9%, 5 députés

Lega Nord : 4,9%, 4 députés

I Verdi : 2,5%, 2 députés

PdCI : 2,4%, 2 députés

Radicali italiani : 2,2%, 2 députés

IdV : 2,1%, 2 députés

D’autres : 6,4%, 6 députés (partis minoritaires conservateurs, socialistes et d’extrême droite)

Les résultats électoraux n’ont pas été ceux que l’on espérait pour Berlusconi. Il Ducetto a marqué l’objectif de surpasser 45% d’appui pour son parti. Il ne peut obtenir cette chiffre qu’en se joignant à la Ligue du Nord, qui a doublé ses résultats. Son nouveau parti améliore les résultats qui ont obtenu séparément Forza Italia et l’Alliance nationale, mais il perd les appuis des élections générales. S’il y a eu une punition, c’est plutôt une tape, mais Berlusconi a reçu l’avertissement des Italiens, ils ne passent pas sous silence ses scandales et sa politique.

Berlusconi, un expert en analyses électorales, rejette la faute de ses mauvaises résultats sur « son épouse, sur Kaká et sur la jeune Noemi ». Les scandales de sa villa ont une influence, probablement, et son mariage aussi. Mais Kaká… les Italiens aiment beaucoup le football, espérons que cette nouvelle influence politique ne s’étendra pas par tous les pays. L’abstention a été plus petite en Italie que dans les autres pays, dû aussi à la coïncidence des élections provinciales et municipales, mais on peut dire que les résultats reflètent l’état de l’opinion d’une grande majorité des Italiens.

Toutefois, la gauche n’a pas reçu un transvasement de voix de punition. Berlusconi a bénéficié de la mauvaise situation et de la division de la gauche. Le PD a résisté les sondages et il reste avec 26% des voix, au-dessous des résultats des générales et de l’Olivier de 2004. L’Italie des Valeurs croît exponentiellement jusqu’à 8% grâce à la voix mécontente à cause de Berlusconi et du PD.

Les centristes se maintiennent, mais la gauche a perdu ses députés. Les deux coalitions de gauche, les communistes et la coalition des socialistes, des verts et des dissidents du communisme a eu des mauvais résultats. La barrière de 4% entre en jeu pour borner la fragmentation partisane, comme l’on a déjà vu dans les résultats de 2004.

Les deux partis communistes, le PRC et le PdCI, qui ensemble ont eu 8% des voix il y a cinq ans, ils en ont maintenant moins de la moitié, même si les résultats au centre et au sud, de la même façon que l’alliance Gauche et Liberté, sont meilleurs que dans l’ensemble du pays. Cela devrait les encourager pour continuer les travaux de réunification des communistes et la possibilité d’une coalition entre tous eux pour unir les forces est franchir le pourcentage de 4% pour entrer dans le Parlement.

Pour finir, Berlusconi est en train de souffrir les problèmes de la cohésion dans son parti, car il accuse beaucoup de ses coreligionnaires, surtout de l’Alliance nationale, de ne pas l’appuyer lors des élections. Donc, le Peuple de la Liberté pourra souffrir des tensions internes plus aiguës dans le futur. Et plus, si l’on tient compte de son organisation autour de Berlusconi, et qu’arrivera-t-il lorsqu’on devra partir ? Mais il serait désolant pour la gauche s’il faut atteindre pour retourner au pouvoir jusqu'à ce qu’il parte. Il faut ajouter que chaque jour où Berlusconi gouverne, il achemine l’Italie plus vers la fin de la démocratie parlementaire.