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Résultats :

2009

UMP : 27,87%, 29 députés

PS : 16,48%, 14 députés

MoDem (centre) : 8,45%, 6 députés

Front de gauche (communistes et ex-socialistes) : 6,47%, 5 députés

FN (Le Pen) : 6,34%, 3 députés

Libertas : 4,8%, 1 député

2004

PS : 28,9%, 31 députés

UMP : 16,64%, 17 députés

UDF (centre) : 11,96%, 11 députés

FN : 9,81%, 7 députés

Les Verts : 7,41%, 6 députés

MPF (traditionnaliste) : 6,67%, 3 députés

PCF : 5,88%, 3 députés

LO-LCR : 2,56%, aucun député

En France, les élections ont été une vraie hécatombe pour le Parti socialiste, qui est été sur le point de rester comme la troisième force. Les grands vainqueurs, d’après la presse française, ne sont pas les conservateurs, on voyait déjà leur victoire, mais les écologistes de Daniel Cohn-Bendit, « Dany le Rouge ». Avec un grand résultat pour une liste écologiste, il a pulvérisé tous les records et a retourné les sondages, qui pronostiquaient une grande montée du Mouvement démocrate de Bayrou aux dépens des socialistes et des conservateurs. Le MoDem s’est effondré, « pour le Modem, c’est terrible », juge Libération.

Ils sont les grands vainqueurs car ils ont été capables de neutraliser la montée, aussi annoncée, du Nouveau Parti anticapitaliste. Il a obtenu la moitié de que qui lui donnaient les sondages et il n’a pas atteint à obtenir aucun député. Le nouveau centre structurant, mais peut-être éphémère, de la gauche passe par les verts, pas par l’extrême gauche. Le Front de gauche a atteint à arrêté l’hémorragie du Parti communiste et à augmenter les appuis, probablement aux dépens du NPA.

Dans la droite, le Front national a perdu la moitié de ses députés, tandis que Libertas, qui regroupe deux partis traditionalistes français, obtient un député et triomphe dans le département de la Vendée (curiosité historique, dans la Vendée il a eu lieu la plus grande rébellion monarchique, traditionaliste, contre la Révolution française). La marque eurosceptique n’a pas été capable de triompher dans son pays natal, l’Irlande, en Espagne non plus, et en France il est dû à l’entrain du Mouvement pour la France, coalisé avec Libertas.

Pour le PS, c’est une punition authentique, la ligne marquée par Martine Aubry n’a convaincu personne. Sans doute, la punition vient surtout des luttes caïnites internes, provoquées par la vieille garde pour empêcher tout pas de Ségolène Royal vers la direction du parti. Ce qui en Espagne étaient les luttes entre les partisans d’Alfonso Guerra, ancien Vice-Président de Gouvernement espagnol avec Felipe González, et les renovadores, section droite du PSOE, n’est rien comparé aux luttes chez le PS français. De l’autre côté, il faut tenir compte du niche électoral socialiste français qui bouge entre 15% et 30%, quand il participe tout seul, il suffit d’aller vérifier les résultats historiques de la SFIO et du PS. Toutefois, la direction du PS devra se demander pourquoi a-t-il obtenu le minimum et pas le maximum, comme il y a cinq ans, mais ils ne peuvent accepter cette réponse. Ils ont eu ce qu’ils méritent.

Si l’on se souvient des dernières élections européennes, on peut vérifier que ces résultats continuent avec son ton général. La droite, jadis coalisé avec l’UDF-RPR, obtenait 30-40% environ. Le PS a obtenu son résultat le plus bas en 1994, avec 14,49%. En 1999, le RPR, le parti de Chirac, a obtenu le troisième lieu, avec 12,82%, au-dessous du PS et du Mouvement pour la France. En 1999, le PCF a obtenu des résultats pareils que maintenant sous la marque du Front de gauche. Aussi, en 1999, la gauche radicale (LO-LCR) a eu 5,18% et 5 députés. Il faut signaler qu’à cette époque il n’y avait pas la même conjointure historique qu’aujourd’hui, mais la gauche radicale a eu des meilleurs résultats de ceux qu’elle a eus lors de ces élections. C’est-à-dire, cette élection peut parfaitement être l’une de plus dans la vaste gamme de résultats électoraux historiques.

Mais cela ne nie pas que le Parti socialiste ait un grand problème interne. Il peut obtenir des meilleurs résultats, il a déjà gagné les élections locales de l’année dernière. Mais il a besoin de quelque chose de plus qu’Aubry, qui n’a pas consolidé son leadership chez le PS. Peut-être, le référent doit être encore Ségolène.