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« Considérez-vous que les citoyens sont vraiment libres et propriétaires de la souveraineté ? »

Sur la servitude : cet archaïque concept juridique, qui s'enracine depuis le déclin de l'Empire romain avec Dioclétien, liant les colons à la terre et abrogé entre les XVIIIe et XXe siècles, c’est déjà un concept dépassé et disparu.

Cependant, un autre concept peut s'appliquer pour rendre le calificatif d'"art noble" à l'exercise de la politique. Dans l’œuvre Stato, governo e società de Norberto Bobbio, je pus découvrir une citation des Lois de Platon :

« Je considère que la destruction de l’État est prompte… là où la loi est assujettie et elle n’a aucune autorité ; en revanche, là où la loi est patrone des magistrats et ceux-ci sont assujettis à elle, je vois la rédemption et les biens de toutes sortes que les dieux donnent aux États. »

Donc, s’il doit exister une servitude, celle-là doit être la servitude vers le peuple de ceux qui portent les postes publiques. Pourquoi ? Simplement, parce que le peuple et le porteur et le propriétaire intransmissible de la souveraineté. C’est lui qui crée, comme un pouvoir constituant, toutes le normes politiques pour le fonctionnement de la société avec les pouvoirs constitués. Les fonctionnaires de l’administration publique et représentants électifs, anciens magistrats, sont maintenant assujettis à la volonté générale, ses représentants. L’unique servitude étique, car elle est en faveur de la liberté.